CANCON

CANCON

Un peu d’histoire…

De Cancon, que certains, il y a peu, ont pris pour Cancun, on sait à peu près tout grâce aux formidables travaux des « Amis du vieux Cancon » qui se sont inspirés du livre de Massip.
C’est ainsi que l’on croit savoir que ce nom facile à retenir, « Cancon », viendrait du mot « Cant » qui fut probablement le premier nom du lieu. Les Celtes, qui occupèrent le lieu, lui donnèrent ce nom de « Kant » qui, en armoricain, signifie toujours « angle d’une colline qui s’avance entre deux vallées ». Ce piton, facile à défendre, resta donc uniquement « Kant » ou « Cant » jusqu’à l’arrivée des Francs qui construisirent un château fort à la place de la défense féodale.

La basse cour du château

Comme dans tous les châteaux, cette ceinture de fortifications enserrait une cour, un terrain, plus ou moins vaste, parfois sur plusieurs niveaux puisqu’on y trouvait également une « basse cour » avec volailles et cochons. Ainsi, quand on parlait du château de Kant, on évoquait plus souvent sa cour, Kant et sa cour qui devint Cantcors puis Cantcor, Cancurrio (1340), Cancunio (1384), Cancone et enfin Cancon !

Le château de Cancon fut donc une forteresse. Une sacrée forteresse puisqu’elle était défendue par quatorze tours. Construite sous le règne d’Henri 1er, Roi de France au XIè, on ne sait pas grand-chose de l’histoire de l’ancien Kant de cette époque sinon que le premier seigneur connu fut Pons-Amadieu de Madaillan (1250) qui adjoignit la ville au château.
C’est à lui que l’on doit donc le vieux Cancon dont on peut voir encore aujourd’hui quelques superbes maisons médiévales accrochées à la colline. Un des descendants de Pons-Amadieu parti en 1345 guerroyer avec le roi de France, apprit que son fief était attaqué par les Anglais. Il apprit aussi un peu plus tard que c’est son épouse, revêtue d’une tenue de chevalier, qui conduisit les quelques hommes qui restaient au château et mit la troupaille britannique en fuite. Cancon avait sa Jeanne d’Arc. Pardon, de Kant !
Car Cancon, comme tout l’Agenais, était passé « à l’anglais » en 1258, à la suite de la catastrophique signature du traité entre Saint-Louis et le roi d’Angleterre. Le château et le village subirent les affres de la guerre, accompagnées de famines et de disette (1348). Ainsi, le château et le territoire furent donc entre les mains des Armagnacs.
Ce n’est qu’en 1492 que les Gascons furent délogés mais le château subit les conséquences de ces bagarres : il fut grandement détruit. Il fallut 20 ans (de 1500 à 1520) pour le rebâtir en partie. En 1555, Henri II autorisa la ville à avoir son marché le lundi. Il est toujours là !

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